Aubervilliers, sous l’œil bienveillant d’Eli Lotar

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VINTAGE FRIDAY. Commandité par la municipalité communiste d’Aubervilliers, ce film du célèbre photographe et moins connu cinéaste Eli Lotar témoigne des misérables conditions d’existence de la classe ouvrière après la Seconde Guerre mondiale. C’est au fil de l’eau, sur une péniche qu’Eli Lotar nous emmène du centre de Paris sur la Seine, au Canal saint-Martin et son écluse, puis terminer le voyage dans le beaucoup moins glamour canal de Saint-Denis qui traverse la ville industrielle d’Aubervilliers. Plus de cinquante-cinq mille ouvriers et leurs familles y vivent dans des taudis qui menacent à tout instant de s’écrouler. Eli Lotar a su capturé cette misère qui s’exprime dans les visages marqués par des vies de labeur. Alors que tout respire la misère et semble noir, le photographe et cinéaste d’origine roumaine a su aussi capturer une certaine humanité et un bonheur de vivre dans les sourires innocents des enfants ou le travail des maraîchers qui cultivent leurs légumes comme autrefois. Ce court-métrage de 1945, fut distribué en complément de programme de « LA BATAILLE DU RAIL » de René Clément.

Un film écrit par Jacques Prévert, mis en musique par Joseph Kosma, et réalisé par Eli Lotar.

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