Le projet Mantes Université peut enfin démarrer

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REPORTAGE. Parc, commerces, logements, équipements publics… En signant l’acte de cession de terrains appartenant à RFF, Cécile Duflot s’est félicitée ce lundi de la reconversion à venir d’une ancienne friche industrielle et ferroviaire à quelques encablure de la gare de Mantes-la-Jolie (78). Sans CDT et sans gare du Grand Paris Express.

Signature cession RFF Duflot

Ce lundi, Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires visitait l’un des projets urbains les plus ambitieux des Yvelines à Mante-la-Jolie. La ZAC Mantes Université, à deux pas de la gare de Mantes, est en effet destinée à devenir le cœur de l’agglomération grâce à plusieurs grands équipements publics, la reconversion d’un grand bâtiment industriel et la construction de 2 000 logements.

Sur les 40 ha du site, l’emblème en sera la Halle Sulzer qui, comme son nom l’indique, abritait les activités industrielles du groupe suisse Sulzer, tout au moins la fabrication de moteurs diesel pour la marine. Le bâtiment sera maintenu et rénové, transformé en centre commercial par l’agence d’architectes Reichen et Robert, pour ouvrir en 2016. L’autre élément structurant du quartier en sera un parc urbain de plus d’un hectare donnant sur la nouvelle piscine « Aquasport », ouverte en 2013. Déjà installées, l’École nationale de musique et l’Institut des Sciences et Techniques des Yvelines seront rejoints en 2016 par un IUT. Le quartier est prévu pour être achevé en 2020 avec l’arrivée du RER Éole.

Halle Sulzer (extérieur)
Halle Sulzer (extérieur)

 

Changement de braquet

Si certains réalisations ont pu voir le jour, dont déjà 438 logements, le projet, dans sa globalité, était en attente depuis 2008. La cession, ce jour, de terrains appartenant à RFF permet de le débloquer. Pour Cécile Duflot, « le projet est exemplaire en ce qu’il recycle d’anciennes friches industrielles et ferroviaires au lieu d’empiéter sur des terres agricoles… et permet, avec la reconversion de la Halle, de sauvegarder l’histoire du lieu. » Il traduit aussi une politique de mobilisation du foncier public, rendue plus facile depuis la loi du 18 janvier 2013. « Construire 70 000 logements par an en Île-de-France nécessite de changer de braquet », a souligné la ministre. « Il faut accélérer la libération de foncier public et appliquer une décote sur les prix des terrains afin d’accroître le foncier disponible et garantir l’équilibre financiers des programmes d’aménagement. » En octobre 2013, les services de la préfecture d’Île-de-France avaient établi une liste de 72 terrains disponibles, soit 277 ha susceptibles d’accueillir près de 20 000 logements. « Il y a un tournant à ne pas rater après les municipales », disait en aparté Cécile Duflot. À ce moment, en effet, l’État compte solliciter rapidement tous les nouveaux exécutifs locaux pour engager des opérations d’aménagement sur ces terrains. Et la ministre de prévenir : « À défaut de réponse, l’État mobilisera ses propres outils, les EPA et l’AFTRP (ou plutôt Grand Paris Aménagement, NDLR) afin de les construire. »

Halle Sulzer (intérieur)
Halle Sulzer (intérieur)

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