Pics de pollution : le STIF veut mettre en place une tarification spéciale en 2017

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La gratuité des transports lors des pics de pollution en région Île-de-France serait une mesure peu efficace et coûteuse selon le STIF. Peu efficace parce qu’elle n’aurait permis un report modal des automobilistes vers les transports communs de seulement 5 % en 2016. Coûteuse parce que les 6 jours de gratuité comptabilisés durant l’année écoulée ont provoqué un manque à gagner de l’ordre de 23 millions d’euros.

Or, la réglementation se durcit. Depuis le 1er janvier 2017, en effet, ce ne sont plus 4 jours consécutifs de seuil d’alerte (80 μg/m3 de particules PM10) qui ouvriront à la gratuité des transports, mais seulement 2 jours. Les pics de pollution devraient alors toucher l’Île-de-France 20 jours par an en moyenne, contre seulement 6 en 2016. Pour le STIF, le coût atteindrait alors 80 millions d’euros par an. Un manque à gagner intenable selon lui.

Pour y remédier, l’autorité organisatrice des transports demande à l’État d’assumer le coût de la gratuité. À défaut, il mettra en place un forfait « anti-pollution », soit un tarif dézoné de 3,80 € par jour pour les automobilistes de grande couronne qui ne possèdent pas de pass Navigo.

Le STIF rappelle, par ailleurs, que les 23 millions d’euros dans sa colonne des pertes auraient pu être dépensés plus efficacement pour lutter contre la pollution, en finançant 46 bus électriques, soit deux fois la flotte de la ligne 341, seule ligne de bus 100 % électrique de la RATP. 20 jours de gratuité dans les transports en commun coûteraient au STIF l’équivalent de 160 bus électriques.

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